J'observai un peu mieux, je me stoppai lorsque je vis nettement la scène se déroulant sous mes yeux...
Même à Paris, même durant l'un des plus beaux moments de ma vie, même au bout du monde, ils continuaient de me faire souffrir ! Je tombai à genoux sur le béton, sous le choc de cette vision, ne quittant pas des yeux les deux personnes. Anaïs s'arrêta brusquement, perplexe. Elle s'agenouilla à mes côtés, tentant de me faire réagir mais plus rien ne m'atteignait, je gardais les yeux rivés face à moi, elle suivit mon regard et se figea, horrifiée. Je revins peu à peu à moi, à mesure que des larmes roulaient sur mes joues.
Moi : Je... je veux mourir.
Anaïs : Melo... Dis pas ça...
Moi : MAIS ELLE M'A MENTIE ET MEME ICI, ELLE ARRIVE ENCORE À ME DETRUIRE !
Anaïs : Mais si ça se trouve, ce n'est pas Mél...
Je me levai brusquement, fis demi-tour et courus sans but précis, loin de cette horrible vision. Je ne voulais qu'une chose : mourir. L'image de Mélina et lui s'enlaçant s'ancrait toujours plus en moi, marquée au fer rouge. La chaleur étouffante de cette première nuit d'été me faisait tourner la tête, j'entendais mon prénom crié à travers la foule, mais plus rien ne me retenait. Je montai tout en haut d'un immeuble désaffecté où seul le rez-de-chaussée était encore utilisé, puis sur le toit de celui-ci et me mis debout sur le rebord. Même mon vertige ne parvint pas à me faire descendre tant ma volonté de mettre fin à ces douleurs était importante. Je pouvais voir le stade et l'intérieur de celui-ci. La scène était en train d'être nettoyée et rangée. La silence en haut était envoûtant et je me demandai s'il était vrai qu'en mourant, on pouvait voir sa vie défiler sous ses yeux. Je regardai le ciel sombre et remarquai les étoiles. La voûte céleste avait revêtu sa plus belle parure aujourd'hui. Les larmes continuaient de noyer mon visage et j'osai regarder vers le sol. Des milliers de personnes s'y trouvaient et je pus voir mes cousines me chercher. Soudain, l'une d'elles s'arrêta. Anaïs montra le toit, l'endroit où je me trouvais. Elles me crièrent de descendre, alertant les passants qui suivirent à leur tour les regards de mes cousines. Je vis Anaïs entrer dans la bâtisse, suivie de Sabrina, tandis qu'Angélique tentait de me raisonner d'en bas. Quelques minutes après, j'entendis des pas précipités derrière moi.
Moi : Laissez-moi crever...
Anaïs : Arrête ! Ça ne sert à rien !
Moi : Si... Plus de souffrance...
Anaïs : S'il te plait, Melody, ne me laisse pas ! T-T
Moi : C'est mieux pour tout le monde.
Je regardais toujours en bas et je les vis de nouveau, ils m'appelèrent, me disant d'arrêter et de descendre, qu'ils pouvaient tout m'expliquer. Mais qu'en avais-je à faire de leurs raisons ? Je fermai les yeux, ne voulant plus sentir leurs présences, voulant faire abstraction de tout. Anaïs et Sabrina s'acharnaient à me faire descendre mais rien n'y parviendrait. À moins d'un miracle... Mais existaient-ils vraiment ?
Des cris retentirent plus bas. Les Tokio Hotel s'apprêtaient à rentrer à leur hôtel.
Cris d'hystérie déchirant la nuit, faisant un instant oublier que l'on n'est pas aimé.
Mais lorsque la douleur reprend le dessus, se retrouver de nouveau perdu.
_________________________________________________________________5o com'z pour la suite
Salut à toutes !
Je suis désolée de mon retard, mais Internet ne fonctionnait plus à cause de la neige -_-"
Bref, me revoilà ! J'voulais aussi remercier toutes les lectrices qui ont pensé à mes 17 ans =)
Ca donne le sourire =) Merci beaucoup ! Ah... et merci pour tous vos commentaires ^^
Voici donc le troisième chapitre... Dites-moi tout.
Questions ? Impressions ? Critiques ? Coups de gueule ?
1ooo bisous à chacunes, vous êtes super.
Votre auteure désolée ( de son retard ), Melody